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Financer des partitions chorégraphiques

L’association Envol des signes, association nationale des notateurs du mouvement, est reconnue d’intérêt général. Tous les dons qui lui sont faits ouvrent droit à une déduction fiscale à hauteur de 66%, dans la limite de 20% du revenu imposable.

Noter une pièce chorégraphique demande du temps et des moyens, en faisant un don à l’association, vous pouvez contribuer à la préservation du patrimoine chorégraphique.

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez soit télécharger le bon ci-joint, soit aller sur ce lien: https://www.helloasso.com/associations/annm-envol-des-signes/collectes/partitions-choregraphiques

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Pourquoi réaliser une prise de notes pendant la création d’une oeuvre chorégraphique ?

Le principe : le notateur ou la notatrice suit le travail de création du début à la fin, et même jusqu’aux premières représentations, en prenant en note les mouvements, les entrées et sorties, les interactions entre danseurs, les plans de scène, en filmant aussi (ce n’est pas incompatible), en consignant les indications, les demandes du chorégraphe et les indications techniques et scéniques.

Cela lui permet de se confronter immédiatement aux difficultés des mouvements de manière  beaucoup plus approfondie, plus pointue et fine  qu’en étudiant des vidéos d’une chorégraphie terminée.

Après la création, toutes ces notes, croquis, films permettront de réaliser un budget « réalisation de partition » beaucoup plus cohérent et réaliste sur la durée et le coût du travail.

En effet, tous ces matériels chorégraphique, scénique et technique engrangés ont une durée de vie longue et pouront être utilisés à plus ou moins long terme pour réaliser une partition de la totalité de la pièce ou d’extraits en fonction du budget que peut y allouer la compagnie.

Ce travail correspond donc à une personne salariée pendant le nombre de semaines de création prévues par la compagnie jusqu’aux premières représentations.

C’est aussi envisager la vie, la mémoire d’une chorégraphie sur le long terme et rompre, peut être avec « l’éphémérité » de la danse ?

Ateliers d’initiation à la notation Laban

L’association Envol des signes, ANNM propose, en 2018,  4 ateliers d’initiation à la notation Laban.

Chaque atelier est indépendant et orienté sur un thème particulier.

Les ateliers sont menés par des membres experts de l’association.

Lieu des cours: conservatoire du 13ème arrondissement de Paris.

Inscription: formations@annm.org ou contact@annm.org

 

Suite en blanc (Sérénade)

chorégraphie : Serge Lifar (1943)

musique : Edouard Lalo (1882)
notation : Pascale Guénon (1995, révisée en 1998)
graphie : Pascale Guénon sur LabanWriter 3.2.4

création le 23 juillet 1943 à l’Opéra de Paris

version notée : variation imposée pour le certificat de danse classique du CNSMDP en juin 1995.

Durée : 2mn12

Variation pour une danseuse

Cette notation a été effectuée dans le cadre du diplôme supérieur d’écriture et analyse du mouvement, système Laban au C.N.S.M.D.P sous le tutorat de Jacqueline Challet-Haas.

Que soient tout particulièrement remerciés Wilfride Piollet, professeure de la classe de danse classique, 4ème année, Jacqueline Challet-Haas, pour sa relecture et son accompagnement toujours chaleureux, Quentin Rouillier, directeur du  département des Études chorégraphiques du Conservatoire national de musique et de danse de Paris (1989-2003), le département des Études chorégraphiques du Conservatoire national de musique et de danse de Paris.

Argument :

Tirée de Namouna, “Suite en Blanc” figure toujours au répertoire de l’Opéra de Paris . Namouna, ballet en 2 actes et 3 tableaux sur la musique d’Edouard Lalo fut monté à l’Opéra le 6 mars 1882 par Louis Mérante, 1er danseur et chorégraphe.

La musique de Lalo produisit un effet considérable à une époque où le ballet se contentait d’une musique « dansante”.

Sans se référer au ballet déjà septuagénaire, Serge Lifar préféra composer une œuvre personnelle en utilisant une version simplifiée de la riche partition de Lalo : ces dix études chorégraphiques sont les plus beaux fragments de ce ballet;
« Voilà une belle, une très belle musique et une musique nettement chorégraphique » (S. Lifar, le livre de la danse).

A la création, le 23 juillet 1943, les principaux interprètes étaient Solange Schwarz, Lycette Darsonval, Yvette Chauviré, Serge Lifar, Roger Ritz, Roger Fenonjois dans des décors de André Dignimont.

Le style de l’œuvre était nouveau pour l’époque et l’une des idées de Serge Lifar était de présenter aux spectateurs le concentré de ce style qu’il avait introduit à l’Opéra et qu’il appela désormais « le style néo-classique ».

Suite en Blanc est un ballet à l’effet continu, sans la moindre rupture, une véritable parade technique, un bilan de l’évolution de la danse académique, composée dans un style nettement « lifarien » où l’on voit les lignes inclinées des arabesques et des mouvements issus des fameuses « sixième » et « septième » positions.

Au lever du rideau, du rideau tous les interprètes sont en scène, puis les artistes sortent des deux cotés, ne laissant que trois danseuses, pour une danse très lente d’un style purement romantique, partie nommée « la Sieste » dans la partition.

Suit le Pas de Trois (une dame et deux cavaliers), cédant la place à « Sérénade », joli solo suivi d’un Pas de Cinq . La fameuse variation de « La Cigarette » est suivi par l’éblouissante « Mazurka » qui laisse la place à un Pas de Deux, suivi à son tour par la variation finale sur la partition de « La Flûte ».

 » En composant Suite en blanc , je ne me suis préoccupé que de danse pure, indépendamment de tout autre considération; j’ai voulu créer de belles visions, des visions qui n’aient rien d’artificiel, de cérébral « .

Interprète :

À la création, c’est Lycette Darsonval qui danse la variation.

Dans la version notée, elle est dansée tour à tour par les étudiantes de 4ème année classique du CNSMDP, classe de Wilfride Piollet. C’est la variation imposée du certificat de danse classique 1995.

Différentes interprètes à l’Opéra de Paris : Carole Arbo, Isabelle Guérin, Monique Loudières (1988), Véronique Doisneau (1990), Karin Averty, Aurélie Dupont (1996), Géraldine Wiart (2004), Myriam Ould Braham, Nolwenn Daniel, Muriel Zusperreguy (2006).

Musique :

La musique est interprétée, au piano, par Philippe-Marie Christophe, pianiste de la classe de danse.

Décors :

À la création, André Dignimont avait conçu un décor fait de praticables en escalier qui ouvraient sur la perspective d’un jardin à la française. Ce décor disparut après la guerre au profit d’un fond noir.

Costumes :

Les costumes sont de Maurice Moulène.Les danseuses portent des tutus courts et blancs.
Seules les danseuses de “la Sieste” sont en tutus longs, de style romantiques. Les danseurs portent des collants et des chemises blanches.

serenade-page6Documentation :

Document audio-visuel

La vidéo de la générale de l’examen, réalisée le 25 juin 1995 est conservée au Conservatoire national de musique et de danse de Paris.

Bibliographie

Le Livre de la Danse de Serge Lifar
Programme de l’Opéra de Paris : Lifar/Petit/Béjar (Saison 2008/2009)
Serge Lifar à l’Opéra de Florence Poudru, éditions La Martinière 2006

 

Garden of Villandry

chorégraphie : Crowsnest Trio (1979)

musique : Franz Schubert, andante du trio pour piano, violon et violoncelle en si bémol majeur op99, D 898 (1826)
notation Laban: Pascale Guénon (1998)
graphie: Pascale Guénon sur LabanWriter 3.2.4

Première : New York, 1979, par le Crowsnest Trio ( Martha Clarke, Félix Blaska, Robert Barnett)
Version notée : Salle d’art Lyrique du C.N.S.M.D.P , Décembre 1994, remontée par Félix Blaska et Martine Clary avec le Junior Ballet du CNSMDP.

Durée de la pièce : 10 mn

Chorégraphie pour deux danseurs et une danseuse

Cette partition a été effectuée dans le cadre du diplôme de perfectionnement d’écriture et analyse du mouvement, système Laban au C.N.S.M.D.P sous le tutorat de Jacqueline Challet-Haas.

Que soient tout particulièrement remerciés Martine Clary, maitresse de ballet à la reprise, Jacqueline Challet-Haas, pour sa relecture et son accompagnement toujours chaleureux, Quentin Rouiller, directeur du  département des Études chorégraphiques du Conservatoire national de musique et de danse de Paris, René Cournet, le département des Études chorégraphiques du Conservatoire national de musique et de danse de Paris.

Argument:

“La pièce se situe au tournant du siècle, dans une ambiance un peu déliquescente, avec cette femme allant de l’un à l’autre de ses partenaires …”

Félix Blaska est né en 1941 à Gomel (Biélorussie). Elève d’Yves Brieux, il est engagé par Roland Petit qui lui commande sa première chorégraphie en 1966 . Il crée sa propre compagnie, les « Ballets Félix Blaska » et s’installe à Grenoble en 1973.
La compagnie disparait quand le chorégraphe rencontre deux des fondateurs du Pilobolus Dance Theater, Martha Clarke et Robert Barnett. Ils fondent ensemble Crowsnest Trio.

Danseurs :

Création : Martha Clarke (A), Robert Barnett(B), Félix Blaska (C)

Version notée : Yaelle Penkhoss (A), Sébastien Durand (B), Loïc Noisette (C)

Musique :

Dans la version notée, la musique est interprétée en direct par le Trio Alma composé de Jean-Sébastien Dureau au piano, Sophie Pradel au violon et Céline Flamen au violoncelle.

Costumes :

Les deux danseurs (B, C) sont en costume beige (pantalon, gilet, veste), chemise blanche et cravate. Ils portent des chaussures blanches. B a des lunettes et un mouchoir dans la poche poitrine gauche de sa veste.
La danseuse (A) porte une jupe longue crème, un corsage blanc à manches gigot et col montant, une ceinture foncée et des chaussures blanches à petits talons. (Epoque : fin XIXe – début XXe siècle). Elle est coiffée en chignon.

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Les musiciens sont habillés en noir.

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Documentation :

Photographies :

La pièce a été photographiée par Colette Masson (Roger-Viollet), A. Chino et Laurent Philippe (reprise au CNSMDP).

Bibliographie :

« Nouvelle danse française », collection Visions de la danse, Albin Michel, 1980

Giovanni Lista, « La scène moderne, encyclopédie mondiale des arts du spectacle dans la seconde moitié du XXe siècle », Éditions Acte Sud 1999

Sélections d’articles de presse :

Sur Félix Blaska :

René Sirvin, « Danse : la jeunesse de Blaska », L’Aurore, 9 mars 1970

P.B., « Les Ballets Blaska à l’Opéra de Lille », La voix du Nord, 11 janvier 1973

S.n., « La Marseillaise de Blaska », Spectacles, 16 juin 1975

Philippe Verrièle, « Les Saisons de la Danse » octobre 1996
Hors série « Les Saisons de la Danse », 99 biographies pour comprendre la jeune danse française,  été 1997

Sur Crowsnest Trio et Garden of Villandry :
André-Philippe Hersin, « Crowsnest Trio », Les Saisons de la Danse,  juin 1980

Paul Bourcier, « Le Crowsnest Trio », Les Saisons de la Danse, juin 1981

Marcelle Michel, « Crowsnest Trio, imagination, invention, impertinance » Pour la Danse, juin 1981

Olivier Marmin, « Une rentrée de classe », Les Saisons de la Danse, février 1995