Suite en blanc (Sérénade)

chorégraphie : Serge Lifar (1943)

musique : Edouard Lalo (1882)
notation : Pascale Guénon (1995, révisée en 1998)
graphie : Pascale Guénon sur LabanWriter 3.2.4

création le 23 juillet 1943 à l’Opéra de Paris

version notée : variation imposée pour le certificat de danse classique du CNSMDP en juin 1995.

Durée : 2mn12

Variation pour une danseuse

Cette notation a été effectuée dans le cadre du diplôme supérieur d’écriture et analyse du mouvement, système Laban au C.N.S.M.D.P sous le tutorat de Jacqueline Challet-Haas.

Que soient tout particulièrement remerciés Wilfride Piollet, professeure de la classe de danse classique, 4ème année, Jacqueline Challet-Haas, pour sa relecture et son accompagnement toujours chaleureux, Quentin Rouillier, directeur du  département des Études chorégraphiques du Conservatoire national de musique et de danse de Paris (1989-2003), le département des Études chorégraphiques du Conservatoire national de musique et de danse de Paris.

Argument :

Tirée de Namouna, “Suite en Blanc” figure toujours au répertoire de l’Opéra de Paris . Namouna, ballet en 2 actes et 3 tableaux sur la musique d’Edouard Lalo fut monté à l’Opéra le 6 mars 1882 par Louis Mérante, 1er danseur et chorégraphe.

La musique de Lalo produisit un effet considérable à une époque où le ballet se contentait d’une musique « dansante”.

Sans se référer au ballet déjà septuagénaire, Serge Lifar préféra composer une œuvre personnelle en utilisant une version simplifiée de la riche partition de Lalo : ces dix études chorégraphiques sont les plus beaux fragments de ce ballet;
« Voilà une belle, une très belle musique et une musique nettement chorégraphique » (S. Lifar, le livre de la danse).

A la création, le 23 juillet 1943, les principaux interprètes étaient Solange Schwarz, Lycette Darsonval, Yvette Chauviré, Serge Lifar, Roger Ritz, Roger Fenonjois dans des décors de André Dignimont.

Le style de l’œuvre était nouveau pour l’époque et l’une des idées de Serge Lifar était de présenter aux spectateurs le concentré de ce style qu’il avait introduit à l’Opéra et qu’il appela désormais « le style néo-classique ».

Suite en Blanc est un ballet à l’effet continu, sans la moindre rupture, une véritable parade technique, un bilan de l’évolution de la danse académique, composée dans un style nettement « lifarien » où l’on voit les lignes inclinées des arabesques et des mouvements issus des fameuses « sixième » et « septième » positions.

Au lever du rideau, du rideau tous les interprètes sont en scène, puis les artistes sortent des deux cotés, ne laissant que trois danseuses, pour une danse très lente d’un style purement romantique, partie nommée « la Sieste » dans la partition.

Suit le Pas de Trois (une dame et deux cavaliers), cédant la place à « Sérénade », joli solo suivi d’un Pas de Cinq . La fameuse variation de « La Cigarette » est suivi par l’éblouissante « Mazurka » qui laisse la place à un Pas de Deux, suivi à son tour par la variation finale sur la partition de « La Flûte ».

 » En composant Suite en blanc , je ne me suis préoccupé que de danse pure, indépendamment de tout autre considération; j’ai voulu créer de belles visions, des visions qui n’aient rien d’artificiel, de cérébral « .

Interprète :

À la création, c’est Lycette Darsonval qui danse la variation.

Dans la version notée, elle est dansée tour à tour par les étudiantes de 4ème année classique du CNSMDP, classe de Wilfride Piollet. C’est la variation imposée du certificat de danse classique 1995.

Différentes interprètes à l’Opéra de Paris : Carole Arbo, Isabelle Guérin, Monique Loudières (1988), Véronique Doisneau (1990), Karin Averty, Aurélie Dupont (1996), Géraldine Wiart (2004), Myriam Ould Braham, Nolwenn Daniel, Muriel Zusperreguy (2006).

Musique :

La musique est interprétée, au piano, par Philippe-Marie Christophe, pianiste de la classe de danse.

Décors :

À la création, André Dignimont avait conçu un décor fait de praticables en escalier qui ouvraient sur la perspective d’un jardin à la française. Ce décor disparut après la guerre au profit d’un fond noir.

Costumes :

Les costumes sont de Maurice Moulène.Les danseuses portent des tutus courts et blancs.
Seules les danseuses de “la Sieste” sont en tutus longs, de style romantiques. Les danseurs portent des collants et des chemises blanches.

serenade-page6Documentation :

Document audio-visuel

La vidéo de la générale de l’examen, réalisée le 25 juin 1995 est conservée au Conservatoire national de musique et de danse de Paris.

Bibliographie

Le Livre de la Danse de Serge Lifar
Programme de l’Opéra de Paris : Lifar/Petit/Béjar (Saison 2008/2009)
Serge Lifar à l’Opéra de Florence Poudru, éditions La Martinière 2006

 

Auteur : Pascale Guénon Cinétographie

Spécialiste en analyse et écriture du mouvement, système Laban.

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