Pourquoi réaliser une prise de notes pendant la création d’une oeuvre chorégraphique ?

Le principe : le notateur ou la notatrice suit le travail de création du début à la fin, et même jusqu’aux premières représentations, en prenant en note les mouvements, les entrées et sorties, les interactions entre danseurs, les plans de scène, en filmant aussi (ce n’est pas incompatible), en consignant les indications, les demandes du chorégraphe et les indications techniques et scéniques.

Cela lui permet de se confronter immédiatement aux difficultés des mouvements de manière  beaucoup plus approfondie, plus pointue et fine  qu’en étudiant des vidéos d’une chorégraphie terminée.

Après la création, toutes ces notes, croquis, films permettront de réaliser un budget « réalisation de partition » beaucoup plus cohérent et réaliste sur la durée et le coût du travail.

En effet, tous ces matériels chorégraphique, scénique et technique engrangés ont une durée de vie longue et pouront être utilisés à plus ou moins long terme pour réaliser une partition de la totalité de la pièce ou d’extraits en fonction du budget que peut y allouer la compagnie.

Ce travail correspond donc à une personne salariée pendant le nombre de semaines de création prévues par la compagnie jusqu’aux premières représentations.

C’est aussi envisager la vie, la mémoire d’une chorégraphie sur le long terme et rompre, peut être avec « l’éphémérité » de la danse ?

Auteur : Pascale Guénon Cinétographie

Spécialiste en analyse et écriture du mouvement, système Laban.

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